06 12 04 99 76

Georges Robatel, Naturopathe à Issy-les-Moulineaux et Paris

Top

Lien entre les Omégas-3 et le Covid-19

On a tendance à l’oublier un peu en ce moment, mais l’alimentation, tout comme le reste de notre hygiène de vie, est un facteur important pour nous maintenir en bonne santé, au même titre que les gestes barrières et le port du masque. Soigner son « terrain », terme cher aux naturopathes, fait partie de la prévention à laquelle nous devrions accorder plus d’importance.

Plus précisément, à l’initiative de Pierre Weill, président de l’association Bleu-blanc-cœur, qui supposait qu’il pourrait y avoir un lien entre la résistance des Japonais au COVID et consommation de poissons riches en Omega 3, des chercheurs du CHU de Rennes ont mis en place une étude qui devrait démarrer début 2021. Elle doit montrer l’impact des Omégas-3 sur le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), la pathologie la plus grave engendrée par le Covid-19.

En amont de cette étude, une revue bibliographique a été réalisée par les chercheurs et dont voici le résumé de l’article paru en septembre 2020 dans la revue Biochimie : « Les compléments alimentaires en acides gras oméga-3 peuvent-ils aider à réduire les complications graves chez les patients atteints de Covid-19 ? » (Biochimie, sept. 2020).

Chez environ 10% des patients infectés par le SRAS-CoV-2, les symptômes de la maladie du coronavirus-2019 (Covid-19) sont compliqués par une lésion pulmonaire grave appelée syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), qui est souvent mortelle. Le SDRA est principalement associé à une surproduction incontrôlée de cellules immunitaires et de cytokines, appelée « syndrome de tempête de cytokines » ; il apparaît 7 à 15 jours après l’apparition des symptômes, entraînant une inflammation systémique et une défaillance de plusieurs organes.

Parce qu’ils sont des précurseurs métaboliques bien connus de médiateurs lipidiques pro-résolution (SPM) spécialisés, les acides gras polyinsaturés oméga-3 à longue chaîne (oméga-3 LC-AGPI) pourraient aider à améliorer la résolution de l’équilibre inflammatoire, limitant ainsi le niveau et la durée de la période inflammatoire critique. Les LC-PUFA oméga-3 peuvent également interagir à différents stades de l’infection virale, notamment à l’entrée et à la réplication du virus.

En l’absence de traitement démontré et en attendant la possibilité d’un vaccin, l’utilisation d’oméga-3 LC-AGPI mérite donc d’être envisagée, sur la base d’études cliniques antérieures suggérant qu’une supplémentation en oméga-3 pourrait améliorer les résultats cliniques des patients gravement malades en phase aiguë phase de l’ARDS. Dans ce contexte, il est essentiel de rappeler que les niveaux d’apport alimentaire en AGPI oméga-3 dans les pays occidentaux restent largement inférieurs aux recommandations actuelles, compte tenu à la fois de l’acide α-linolénique précurseur oméga-3 (ALA) et des dérivés à longue chaîne tels que l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et acide docosahexaénoïque (DHA). Un statut optimisé des AGPI oméga-3 pourrait être utile pour prévenir les maladies infectieuses, y compris Covid-19.

Plus d’informations :  https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/une-etude-pour-mesurer-les-effets-des-omega-3-contre-le-covid-19-7014310?fbclid=IwAR0b2SM8BfULpMx3G11o7yqAcLJbFxO8cj0T7cP_tS5fr3-livVi7b7jQsY