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Georges Robatel, Naturopathe Paris

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Comment moins tomber malade en hiver ?

Mots clefs : virus, hiver, rhume, immunité, défenses naturelles, naturopathie, toxines, alimentation, sommeil, plantes, propolis, échinacée.

 

Vous appréhendez l’hiver car vous craignez de tomber malade ? Vous en avez assez d’enchaîner les antibiotiques pour le moindre rhume ? Vous aimeriez savoir comment renforcer votre organisme ? Cet article est pour vous…

 

Voilà l’hiver qui arrive ou qui est déjà installé et certains d’entre nous vont appréhender plus que d’autres cette période de l’année. Pourquoi ? Parce qu’ils sont plus sensibles que les autres aux virus en tous genres, qu’ils risquent de moins résister et que cela va impacter leur niveau d’énergie global, leur performance au travail et augmenter leur niveau de stress. Alors quoi faire ?

D’abord, il faut se dire que rien n’est inéluctable, qu’il est possible d’agir mais aussi que cela demande de s’attaquer franchement au problème. C’est sûr que si on ne fait rien, il n’y a peu de chances que cela s’améliore tout seul. Donc c’est comme pour tout, une prise de conscience doit s’opérer afin d’agir réellement sur cette faiblesse.

Alors il y a plusieurs angles d’attaque qui définissent une approche globale comprenant l’alimentation, le sommeil et les aides complémentaires issues des plantes.

 

L’alimentation permet de mieux résister en améliorant le terrain

Le premier axe de travail pour moins tomber malade en hiver concerne l’alimentation et la digestion, qui est une source potentielle de « toxines ». En naturopathie, on considère que l’organisme résiste d’autant mieux face aux virus en tous genres, mais notamment hivernaux, qu’il est sain et non « encrassé ». L’organisme est programmé pour se « nettoyer » de façon continue, c’est un processus que l’on appelle la « détoxification ». Cette « détox » a lieu dans les organes émonctoriels que sont principalement le foie, les reins, les poumons et la peau. Elle met en jeu des réactions enzymatiques qui ont pour but de transformer les toxines de façon à être ensuite éliminées par les selles et les urines. Mais quand le niveau de toxines est trop important alors l’élimination se fait aussi par d’autres biais et en particulier par les muqueuses de l’appareil respiratoire (bronche, larynx, sinus etc.), c’est ainsi que des mucosités peuvent faire leur apparition. Les mucosités vont fragiliser les tissus concernés et les rendre propices au développement de virus générateurs d’infections respiratoires. Or ces toxines peuvent être d’origine exogène c’est-à-dire extérieure à l’organisme (ce sont les molécules chimiques de synthèse, par exemple les polluants de l’air, les pesticides, les additifs alimentaires, certains cosmétiques, l’alcool etc.) mais pas uniquement. Elles peuvent aussi être d’origine endogène, c’est-à-dire être produites par l’organisme lui-même comme résidus du fonctionnement de l’activité cellulaire et du métabolisme. En l’occurrence, la digestion peut être une source importante de toxines c’est pourquoi il convient de l’optimiser. Comment faire en sorte que la digestion se passe bien ? Pour cela, il y a divers moyens, mais une des pistes est d’ajuster la composition de ses repas en jouant sur les quantités de protéines, féculents et graisses qui sont les aliments qui prennent le plus de temps à être digérés et demandent le plus d’énergie à l’organisme. D’autres moyens sont évidemment possibles, c’est une approche qu’il faut adapter au cas par cas en fonction des besoins et du mode de vie de chacun. Par cette action sur l’alimentation et la digestion, on peut ainsi éviter d’« encrasser » l’organisme et donc de l’affaiblir. Qui plus est, quand un rhume traîne un peu en longueur, il peut devenir une source de stress en tant que telle que l’on va avoir tendance à calmer par la nourriture en mangeant n’importe quoi. C’est justement ce qu’il ne faut pas faire et au contraire, pendant cette période, il faut faire encore plus attention à son alimentation, c’est-à-dire manger à sa faim mais de façon très saine et adaptée à chacun. Sinon on fatigue l’organisme par le travail de digestion et d’élimination des toxines alors qu’il a besoin de toute son énergie pour lutter contre les virus.

 

Un bon sommeil permet de stimuler ses défenses immunitaires

Le deuxième axe de travail pour moins tomber malade en hiver est le sommeil. Le sommeil est un moment capital pour la santé en général pendant lequel l’organisme se régénère au niveau physique et psychique. En l’occurrence, d’après l’I.N.S.E.R.M.1, la production de certaines cellules de l’immunité suivrait un rythme circadien (i.e. d’environ 24 heures) et un pic de production se déroulerait pendant le sommeil. Parallèlement à cela, on constaterait aussi que le nombre de cellules immunitaires comme les leucocytes ou les lymphocytes NK serait diminué par la privation de sommeil. Et encore, selon une étude américaine2, la diminution du temps de sommeil serait accompagnée d’une augmentation significative du risque d’attraper froid. Fort de tout cela, il convient de prendre soin de son sommeil, de le chouchouter voire même de l’apprivoiser. Or un bon sommeil se prépare à l’avance. Il est le résultat du respect du fonctionnement physiologique de l’organisme, du respect de sa propre horloge interne et d’une hygiène de vie faisant de la place à de l’exposition à la lumière en journée et à un état de détente propice au sommeil en soirée.

 

Les plantes ou autres produits naturels aident à soutenir l’immunité

Enfin, pour moins tomber malade en hiver, le dernier axe de travail que je souhaite souligner ici est la possibilité de se renforcer avec des plantes ou certains produits naturels, à condition de bien les connaître et d’être informé des précautions d’emploi. Les plantes ont une efficacité reconnue et elles seront aussi d’autant plus efficace que le « terrain » est sain, que l’organisme n’est pas surchargé de toxines et que les différents organes fonctionnent bien (cf premier axe).

On peut citer par exemple la propolis qui est l’un des produits de la ruche. Pour comprendre ses vertus pour l’usage humain, il est intéressant de comprendre sa nature et son rôle pour les abeilles. D’après Catherine Ballot-Flurin3, la propolis est un « mastic » fabriqué par les abeilles à partir de résines récoltées sur les bourgeons de plantes ou d’arbres et qu’elles mélangent à des sécrétions digestives et à leur propre cire. La propolis sert à protéger la ruche (propolis signifie étymologiquement « devant la cité »), qu’elles tapissent pour l’assainir, la protéger de l’humidité et des courants d’air et qui sert aussi de défense puissante contre les micro-organismes (bactéries, virus, moisissures). Pour nous, la propolis est bénéfique dans le traitement et la prévention des affections ORL par ses propriétés antibiotique et immunostimulante. Elle peut se mâcher sous forme de résine pure, se prendre en extrait hydro-alcoolique dans du miel ou sous forme de gélules. Elle peut se consommer en cure préventive ou bien en curatif. Les seules restrictions d’emploi avec la propolis concernent les personnes allergiques aux produits de la ruche et par précaution les femmes enceintes et les enfants de moins de 3 ans.

On peut parler aussi de l’échinacée pourpre, qui permet de stimuler ses défenses naturelles et qui est très intéressante en prévention ou en cas de refroidissement. L’échinacée est une plante originaire d’Amérique du Nord qui était très employée par les Indiens d’Amérique. Cette plante soutient l’immunité notamment en stimulant l’activité des macrophages et en augmentant le nombre de globules blancs. De plus, elle a aussi des propriétés antivirale et antibactérienne. On peut ainsi l’utiliser à la fois en prévention sous forme de cures (maximum 3 semaines d’affilée) ou en curatif. On peut l’ingérer sous forme de teinture mère ou bien de gélules. En terme de précautions d’emploi, l’échinacée est contre-indiquée aux personnes souffrant d’une maladie auto-immune ou de maladies chroniques évolutives (cancer, diabète, sclérose en plaques, maladies cardio-vasculaires, maladies psychiques, sida…). Elle est également déconseillée aux personnes allergiques aux plantes de la famille des astéracées ainsi qu’aux femmes enceintes.

 

Conclusion

En conclusion de cet article qui ne se veut évidemment pas exhaustif, il faut retenir que pour moins tomber malade en hiver il n’existe pas une seule solution magique, un seul remède miracle qui marcherait à tous les coups. Ce qui aide pour ne pas enchaîner les rhumes, c’est de mettre en place une approche globale, une « hygiène de vie » basée sur l’alimentation et le sommeil et utiliser certaines plantes bien choisies en complément. Il faudrait même inclure aussi dans le scope l’exercice physique et la gestion de stress, car le stress est un facteur d’affaiblissement des défenses. Ces changements peuvent certes demander certains efforts, mais le jeu en vaut clairement la chandelle car l’énergie qui est ainsi économisée peut être réallouée à de nouvelles activités et projets enthousiasmants. Bien entendu, si malgré ces précautions et ces bonnes habitudes les symptômes d’une infection respiratoire se présentent, il ne faut pas hésiter à se tourner vers un médecin.

 

Georges Robatel

 

Références

1 INSERM Sommeil : Faire la lumière sur notre activité nocturne.

2 SLEEP, Vol. 38, No. 9, 2015 Behaviorally Assessed Sleep and Susceptibility to the Common Cold

3 Les bienfaits de l’apithérapie de Catherine Ballot-Flurin